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04 mayo

Je voudrais partir au large.........


Mi-Maître, mi-esclave

Tout a été dit tout
Dans les chansons mélancoliques
ça t'intéresse pas
ça m'intéresse plus
ça a des relents de déjà vu
Mais quand on a plus d’espoir
Quand on se sent vraiment tout petit
On a besoin de pleurer tout haut sa rage

Oh non
Je marche dans la neige et c'est lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

Quand on a personne
On se sent tellement minable
On voit des choses abominables
On se demande s'il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est son propre maître à bord
Moins que l’esclave de son remords
La fin du monde est pour demain

Prisonnière du large
Comme un bateau brisé dans les glaces
Je voudrais vous y voir
J'peux plus m'envoler
Je reste figée dans mon cauchemar
ça fait longtemps que j'attends
Que l'on m'aime un peu de temps en temps
J'ai besoin d'air et j'ai besoin d'exister

Oh non
Encore un autre rêve lourd
Oh non
Encore le cœur qui meurt

Quand on a personne
On rend les gens impardonnables
On se rend mille fois coupable
On se demande s'il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
D'une liberté indiscutable
La fin du monde est pour demain

Et on se perd
Dans un désert impitoyable
Une solitude inoubliable
On se demande s'il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
Du genre de vie qu'on se prépare
La fin du monde est pour demain

Véronique Sanson

"Ca fait longtemps que j'attends
Que l'on m'aime un peu de temps en temps
J'ai besoin d'air et j'ai besoin d'exister"

Pour moi, tout est dit dans ces quelques mots : sans amour, sans amitié, sans liberté, je n'existe pas.

Quant à savoir s'il ne vaut pas mieux partir ailleurs.......pour moi c'est la vie qui a choisi, je suis déjà amputée d'une partie de ma vie.

Alors aimez-moi si vous le voulez, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie........
Je vous le rendrais bien.
 
 
 
 
 
 

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18 abril

Ce serait triste de se perdre

 

IL Y A QUATRE CHOSES

QUE NOUS NE POUVONS PAS RETROUVER....

 

La pierre....après l’avoir lancée.

 

Le mot.....après l’avoir dit.

 

L’occasion... après l’avoir perdue.

 

Le temps....lorsqu’il est passé.

 

 

Vivre sans se prendre la tête, saisir les moments qui passent sans en louper un, avec respect, avec délicatesse, avec sensualité, avec tendresse, avec amour.

Car chaque chose faite est faite et chaque moment passé est passé.

 

Il ne faut pas louper l'embarquement car lorsque le train est parti, il est parti. Et je ne resterai pas sur le quai......

 

01 abril

Pensées

 

Penes


Lopération est terminée,
Le corps alors est fatigué .
La tête aussi est épuisée,
Elle voudrait bien se reposer .

Mais viennent alors toutes ces pensées
Qui jusque là restaient cachées .
Et sortent alors bien des idées
Qui voudraient tant être exposées .

Javais rien dit, jme suis rongée .
Javais gardé , jai cumulé .

Et oui jme suis rongée
Et mes mains ont lâché .
Et oui j’ai cumulé
Et le cancer s’est dévloppé .

Alors, on m’a soignée .
Alors, moi j’ai cherché .
Javais donné mais pas à moi !
Jmétais bloquée, quel désarroi !

Les soins vont sachever .
Moi, jvais encore chercher .
Jai toujours pas fini
Drépondre à tous ces cris .

Il y a tellement de choses
Qui, cest vrai, font surface,
Quil faudra autre chose
Quun tout petit espace .

Oui mais jai tout mon temps
Pour aller voir dedans
Et sortir au dehors
Ce qui bloque en mon corps .

Ce texte m'a été offert par ma douce amie Anick que je remercie très fort.
Elle avait écrit ce texte pour exprimer ce qu'elle ressentait et il me correspond assez bien.
 
Pour débloquer mon corps, il faut que j'apprenne à pardonner, à ne plus me prendre la tête et surtout à profiter de la vie à fond.
Savoir saisir les instants qui se présentent, et en profiter.
Jouir de la vie car tout passe si vite.
J'ai un bon "transmetteur" de savoir  peut-être il sera fier de moi ?
 
 
 
15 marzo

En réponse au texte sur la maladie de J. Salomé

 
Pour répondre à savoir si le texte de J. Salomé correspond à mon ressenti, je dis OUI. Pourquoi ? Car selon moi, la maladie est une forme d'expression, un langage. C'est toute l'accumulation des silences, des non-dits, des violences, de l'intolérable.
Pour lutter contre tout ça, j'ai longtemps mis mon habit de soldat, ma carapace de femme forte, j'ai encaissé.
Un jour, mon chateau fort s'est révélé n'être qu'un chateau de sable sans fondations suffisantes, alors le corps exprime ce que le psychisme n'a pas su et/ou pas voulu libérer. Et je suis tombée malade. "Tomber" c'est ça vraiment, le corps s'écroule......
 
J'incite fortement à communiquer, à ne pas être des handicapés de la parole. Libérer la tête pour que le corps suive parfaitement.
13 marzo

Une rencontre...... un peu particulière

La Maladie

 

Tomber malade, entrer en maladie
ne peut être le fait du hasard,
ni celui d'un effet du destin,
encore moins le résultat d'un concours
de circonstances fâcheux…

 

C'est un langage qui parle en nous de nous.

 

Et peut être surtout de l'indicible,
quand le silence des mots réveille
la violence des maux.

 

Ce peut être le réveil d'une blessure de l'enfance,
la réactivation d'une situation inachevée
que l'on n'a pas écoutée en son temps !

 

Ce peut être l'hémorragie affective
d'une séparation imposée,
la violence d'une rupture non souhaitée,
la perte d'un être chair et cher !

 

Ce peut être encore l'expression d'une fidélité,
la mise en œuvre d'une mission de réparation
à l'égard d'ascendants.

 

Ou plus simplement parfois,
la manifestation d'un conflit intra personnel
dont le seuil de tolérance est atteint.

 

Être malade est une invitation bouleversante
de notre corps à mieux nous entendre.

 

Une sollicitation à mieux écouter la relation
parfois disqualifiante que nous avons avec lui.

 

Une invitation à se respecter vis à vis d'autrui,
et surtout face aux personnes aimées.

 

Une incitation à ne plus se laisser définir,
un signal pour oser entendre
et nommer l'innommable,
pour crier l'insupportable,
pour émerger enfin du silence,
pour accepter de changer de vie.

 

(Rencontre avec la maladie par Jacques Salomé)

 

 

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26 febrero

Malheureusement....ça ne fera qu'empirer

 

Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise

Cette gamine assise en pleurs que chagrinent de trop grands malheurs, les grandes s'amusent sans elle, exclue de la bande, elle reste toute seule. Une qui commande, des favorites, il parait qu'elle est trop petite, à la marelle y'a des V.I.P., dans les maternelles comme en boîte de nuit. Mais faut pas pleurer, ça va s'arranger...

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j'lui dise, que ça ne f'ra qu'empirer ?

Le plus triste, le plus dommage, elle le sait pas et c'est de son âge, mais elle-même un jour elle fermera sa porte quand à son tour elle sera la plus forte... Ce garçon assis dans un coin, quinze ans, la tête dans les mains, premier amour, premier chagrin, comme le shampoing, la formule deux en un. Il a beau dire que c'est pas grave, jouer les hommes, faire le brave, la savoir dans les bras d'un autre, ça lui brise le coeur, ça lui ronge le ventre... Mais faut pas pleurer, ça va s'arranger...

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j'lui dise, que ça ne f'ra qu'empirer ?

Qu'il a pas fini de pleurer, qu'la leçon n'est jamais apprise, mais si ça peut le rassurer, lui-même un jour fera sa valise. Cette femme qui cache ses pleurs, le café coule dans la cuisine, son patron n'était pas fier, faut dégraisser, drôle de régime. Chemise cartonnée, demandes de formations, dossiers bien classés, lettres de motivation, d'un geste elle balaye de tristesse et de rage les fiches de paye, les demandes de stages.

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?
Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?

Puisqu'elle savait déjà, elle le savait mieux que moi, que ça ne va jamais s'arranger, que ça ne f'ra jamais qu'empirer. Ce vieil homme fatigué d'Algérie, qui regrette son Maghreb jour et nuit, tout juste toléré aujourd'hui, faut dire qu' ça fait que trente ans qu'il est ici. Qu'il ne sera jamais propriétaire, qu'il occupe une chambre de bonne, au pays de Voltaire, au pays des lumières et des droits de l'homme. Ce sans-papiers rejeté qui repart, sans même dire au revoir, sans nous dire merci pour le billet de charter gratuit vers la misère de son pays. Ça le soulagera sûrement d'apprendre, et faudrait quand même pas qu'il oublie qu'on a gravé Fraternité sur le fronton de nos mairies. Ce taulard emprisonné dans une cellule à six, il devrait en profiter parce que bientôt ils seront dix. Ce malheureux qui dort sur une ventilation de métro, il s'en fout de savoir que je le chante pas assez fort et beaucoup trop faux.

Qu'est ce que tu voulais qu'ils me disent ?
Qu'est ce que tu voulais qu'ils me disent ?

Bénabar

 

29 enero

REPOS

Je fais une pause, le temps de me reposer,
je suis trop fatiguée,
je n'arrive plus à assurer les réponses à vos commentaires,
 ni à faire de nouveaux billets.
 
Ne m'oubliez pas,
laissez-moi toujours vos mots doux
qui me font si chaud au coeur.
 

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24 noviembre

Le poème d'Anick

Anick, je suis très touchée par ce poème, en réponse au mien.
C'est vous tous qui avez raison, je vais l'oublier ce miroir. C'est promis.

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Miroir…

 

Le corps est fatigué,

Le corps est mutilé.

Le miroir est brisé,

L’image est fissurée.

On ne reconnaît plus

Devant soi son visage.

On ne reconnaît plus

Devant soi son image.

 

« Quelle est cette étrangère

Qui soudain me regarde ?

La glace est mensongère !

Et moi je suis hagarde !

La bouche, le nez, les yeux,

Sont miens, je les r’connais. 

Oui mais où sont les cheveux ?

C’est un affreux reflet ! »

 

Le miroir est tourné,

Vers le haut, vers le bas.

L’image n’a pas bougé,

Ce n’est toujours pas moi !

 

Un autre beau miroir

Vient prendre le relais.

Mais il n’y a pas d’histoire :

Non ! Vraiment rien n’y fait !

 

Et derrière le miroir

Apparaît brusquement

Un bien secret tiroir

Qui semble très troublant.

Et sort alors de loin,

Bien profond au-dedans,

Une image témoin

De ce qu’on est vraiment.

 

Et là on reconnaît

Cette image de soi

Que tout l’monde adorait

 Et qui nous dit : « C’est toi. ».

L’image se reconstruit,

Revient le vrai visage,

Et le miroir sourit

Devant cette belle image.

 

Anik

22 noviembre

Mon miroir

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 Oh toi, miroir, qui reflètes mon image,

Qui me la renvoies tel un joli échange,

Le matin, je m’y vois en vrac, au réveil,

Et toi, tu attends que je me pare de merveilles.

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 Au fil du temps,

Pour toi, qui vis avec moi, je t’offre mon regard

Souvent naturel, parfois orné d’un soupçon de fard,

Pour toi, qui vibres avec moi, je t’offre ma bouche,

Couleur tendre, une invitation pour que tu la touches.

 

Au fil du temps,

Pour toi, j’effleure mes cheveux avec douceur,

C’est mon trésor, je les parfume d’une fraîche senteur,

Pour toi, je les ai choyé un à un, avec amour,

Pour qu’ils se reflètent dans ta mémoire pour toujours.

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 Oh toi, miroir, qui reflètes mon image,

Qui me la renvoies tel un joli échange,

Le matin, je m’y vois en vrac, au réveil,

Et toi, tu attends que je me pare de merveilles.

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 Au fil du temps,

Pour toi, j’ai cultivé et orné ce jardin vivant,

Mon regard et mes cheveux au gré du vent,

Pour toi j’ai voulu t’offrir cet écrin d’or,

Pour que tu ne les oublies jamais, même au-delà de la mort.

 

Au fil du temps,

Pour toi, je ne peux, je ne veux me travestir,

Mon regard vide, sans cils ni sourcils, semble mourir,

Mes cheveux ont été emportés sans prévenir,

Pour toi, je vais me battre, je t’en fais la promesse,

Pour t’offrir encore longtemps ces richesses.

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 Oh toi, miroir, qui reflètes mon image,

Qui me la renvoies tel un joli échange,

Le matin, je m’y vois en vrac, au réveil,

Et toi, tu attends que je me pare de merveilles.

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 Au fil du temps,

Je ne me reconnais plus en toi,

Ce n’est plus moi au travers toi,

Sans cheveux, je ne me sens pas bien,

Sans regard, je ne suis plus rien

 

Au fil du temps,

J’ai perdu mon identité,

J’ai perdu ma féminité,

Sans cheveux, je n’ai plus d’âme,

Sans regard, je n’ai plus cette flamme.

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 Oh toi, miroir, je suis perdue,

Je souffre de l’absence de nos échanges,

Le matin, l’après midi, le soir, ce n’est pas moi,

Sois patient, comme je le suis, et nous retrouverons nos émois.

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13 noviembre

L'isolement

 
Etre en manque de quelqu'un, c'est pas agressif de le lui dire, c'est pas un danger.
C'est un fait, un ami me manque.

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Etre en manque.
 
Etre En Manque De Quelqu'un,
Comme Une Lumière Qui S'éteint,
 
En Amour Ou En Amitié,
Le Manque Est Une Cruauté,
 
Il S'insinue En Moi Sournoisement,
Il Atteint Mon Coeur Tout Doucement,
"Un Seul Etre Vous Manque, Et Tout Est Dépeuplé"
Ecrivait Lamartine, Si Plein De Lucidité,
 
En Amour Ou En Amitié,
Le Manque Est Une Cruauté,
 
Il Brûle Mon Intérieur, Sans Rien Epargner,
Il Laisse Couler Mes Larmes,
Il Se Moque Et Me Laisse Sans Armes,
Qui Peut Prétendre Ne Pas Dire Un Jour,
"Tu Me Manques", Souvent Ou Tous Les Jours,
 
En Amour Ou En Amitié,
Le Manque Est Une Cruauté,
 
Qui Se ment, Qui Travestit Sa Vérité,
Par Lâcheté Ou Par Peur,
Et Me Laisse Avec Mes Pleurs,
Pour Ne Plus Etre Ni Amante, Ni Amie,
Le Goufre Est Profond, L'indifférence Mon Ennemi,
 
En Amour Ou En Amitié,
Le Manque Est Une Cruauté,
 
Moi Qui Croyais Etre Toujours Ton Amie,
J'ai Trop Peur De Tomber Dans L'oubli,
Le Rejet M'insupporte,
Laisse Ouverte Ta Porte,
Car Je Ne Suis Pas Morte.
 
En Amour Ou En Amitié,
Le Manque Est Une Cruauté,
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31 octubre

Je déteste

 
Il faut que je vous dise : je déteste les chrysanthèmes et quelque soit toutes les différentes variétés qui existent.
En soit c'est pas très passionnant comme information mais ça date depuis toujours. Alors il faut dire qu'en cette période, je suis pas gatée, partout où je vais, j'en vois......Ca me stresse.
Encore une période "obligée", passer par le cimetière fleurir une tombe, et puis ne plus y penser le reste de l'année. D'abord on peut y aller avec d'autres fleurs, et puis je déteste aussi les cimetières.
Mes chers disparus sont dans mon coeur et je préfère me souvenir d'eux au travers de mon regard. On parle de dernière demeure, je déteste aussi. Cimetière, lieu de mort, vous croyez que ces tombes sont vraiment une demeure ? C'est sordide, c'est anormalement lucratif et on y voit aussi les inégalités sociales. Détestable.
 
Je hais les chrysanthèmes et les cimetières.
J'aime mes chers disparus avec infiniment de respect.
 
27 agosto

Apprivoiser

J’avais 4 ans quand j’ai entendu pour la première fois le nom d’Antoine de Saint-Exupéry. C’était aussi mon premier contact avec le monde social, je rentrais à l’école maternelle. Délaissée par mère et grand-mère, ce nom de Saint Ex résonnait plutôt comme un abandon. J’ai mis longtemps avant de lire quelques-uns de ces ouvrages ainsi que sa biographie. L’âge adulte en fait.

Apprivoiser : voilà ce que je ne voulais pas. Je me sentais bien dans mon cocon familial. Alors pourquoi me mêler avec des enfants inconnus ?

J’étais sauvageonne, très attachée à ma maîtresse et elle a su m’intégrer parmi les autres enfants. Et tout s’est compliqué, quand l’année suivante, je devais changer de classe donc de maîtresse. Pourquoi ne me l’avait-on pas dit ? Elle était moche et vieille cette nouvelle maîtresse. Sans vraiment comprendre encore maintenant, je me suis accrochée à elle, refusant d’être assise auprès des autres enfants. Elle accepta de m’installer ma table d’écolière, à côté d’elle. Je faisais face à tous les enfants. J’en tirais une certaine fierté et contente d’être différente. Comme je l’étais déjà sans papa à la maison. Ce statut privilégié n’a pas pu duré. La vilaine maîtresse a décidé de m’obliger à intégrer la vraie vie de la classe. Mes colères ni mes larmes n'ont su convaincre, j'ai du céder, m'intégrer. Aujourd'hui je garde encore en moi cette douleur. On ne m'avait pas expliqué.

On ne m’avait pas expliqué que la vie, c’est justement, créer des liens solides, partager avec son cœur et pour cela il fallait avoir des amis. J’ai accepté bien plus tard. Et c’est que du bonheur.

 Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry.

 Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?
C'est une chose trop oubliée. Ca signifie « créer des liens ».

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 Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.

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 Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux. 

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09 agosto

Le blanc, la pureté, la paix, le paradis

Juste dire que ce paradis blanc me tente davantage que ce monde incertain, démoniaque dans lequel nous essayons de respirer, de nous sauver du noir du désespoir. Retrouver un monde serein qui a du exister un jour, et que NOUS les hommes, avons jour après jour, mis des siècles à détruire, démolir, désagréger, exterminer. J'ai envie d'y amener tous ceux qui souffrent : une pensée particulière pour les enfants malades, les enfants martyrs des mains de l'homme par des actes barbares, sadiques, ou par les armes. J'ai envie d'y amener tous ceux qui ont du mal à trouver leur place dans ce monde où coule le sang des innocents.

Moi aussi je veux retrouver mes rêves d'enfant, lorsque je n'avais pas encore conscience, que la société corrompt l'homme (qui a dit ça déjà ?), que la mort existe, que je l'ai découvert trop tôt à travers deux photos d'enfants sur la commode de ma grand-mère, ses enfants chéris disparus injustement, prématurément à 10 et 20 ans. Je veux effacer de ma mémoire ce regard de souffrance dans lequel je lisais déjà toute l'injustice de la vie.

Je veux retrouver mes rêves d'enfant, si seulement ils ont existé ? Je veux retrouver l'innocence, l'insouciance, la paix, la séreinité.

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 Le paradis blanc

 

Il y a tant de vagues et de fumée
Qu'on arrive plus à distinguer
Le blanc du noir
Et l'énergie du désespoir
Le téléphone pourra sonner
Il n'y aura plus d'abonné
Et plus d'idée
Que le silence pour respirer
Recommencer là où le monde a commencé

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Je m'en irai courir dans le paradis blanc
Loin des regards de haine
Et des combats de sang
Retrouver les baleines
Parler aux poissons d'argent
Comme, comme, comme avant

Y a tant de vagues, et tant d'idées
Qu'on arrive plus à décider
Le faux du vrai
Et qui aimer ou condamner
Le jour où j'aurai tout donné
Que mes claviers seront usés
D'avoir osé
Toujours vouloir tout essayer
Et recommencer là où le monde a commencé

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
Et jouent en nous montrant
Ce que c'est d'être vivant
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où l'air reste si pur
Qu'on se baigne dedans
A jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Comme, comme, comme avant
Parler aux poissons
Et jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Comme avant.

 

Michel Berger

 

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01 agosto

Toujours ce vilain CA 125

La reprise de mon traitement vont me rendre silencieuse quelques semaines, car trop de fatigue et tout ce qui accompagne ce foutu cancer...........
Je pense à vous et ne vous oublie pas.
Vous pouvez m'écrire de petits mots, ils me seront toujours précieux......à mon moral.
16 mayo

Des mots et des maux

 Le Mot de 2 Lettres Le Plus Egoïste...

"JE"

Evites-Le.

 

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Le Mot De 3 Lettres Le Plus Toxique...

"EGO"

Tues-Le.

 

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Le Mot De 4 Lettres Le Plus Utilisé...

"LOVE"

Apprécies-Le.

 

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Le Mot de 4 Lettres Le Plus Motivant...

"NOUS"

Utilises-Le.

 

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Le Mot De 6 Lettres Le Plus Rapidement Propagé...

"RUMEUR"

Ignores-Le.

 

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Le Mot De 6 Lettres Qui Récompense Un Travail Difficile...

"SUCCES"

Acquières-Le.

 

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Le Mot De 6 Lettres Le Plus Puissant...

"SAVOIR"

Atteins-le.

 

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Le Mot De 7 Lettres Le Plus Plaisant...

"SOURIRE"

Gardes-Le.

 

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Le Mot de 8 Lettres Le Plus Envieux...

"JALOUSIE"

Ecartes-Le.

 

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Le Mot De 9 Lettres Le Plus Essentiel...

"CONFIANCE"

Crois-y.

 

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J’y rajouterais Le Mot de 6 Lettres

Qui me Tient Particulièrement à Cœur

« ESPOIR »

 

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24 marzo

Tomber dans l'oubli.....

Certains me tournent le dos, est-ce la maladie ou ai-je à ce point changé que je ne suis plus "fréquentable" ?

Sans doute un peu des deux. Réflexions que j'ai partagées avec mon amie Pat, il y a déjà longtemps.

Pourquoi je ressors de mes tiroirs, cet échange ? La solitude qui me pèse chaque jour un peu plus. Pourtant je ne connais pas l'ennui. C'est le partage qui me manque. Je me sens marginalisée.....

 

 

Je trouve bien dommage que personne ne vienne me faire un coucou, moi qui suis si souvent prête à soutenir les autres…..

J’ai plein de colère en moi, je ne peux aider qui que ce soit avec cet état d'esprit, marre de jouer à la forte.

 

Personne ne peut comprendre, il faut l'avoir vécu

 

Mais moi je veux qu'on comprenne

 

Mais tu sais ça arrange bien l'entourage parfois de penser qu'on est forte alors qu'on crève de trouille.

 

Oui mais la forte cette semaine elle est à la ramasse, j'ai pas envie qu'on me parle si on n'est pas capable de me comprendre

 

Tu sais c'est impossible de comprendre pour qui n'a pas eu ce genre de souci, le pire c'est quand les gens te disent que le cancer ça se guérit bien maintenant....

 

Je suis dans ma période enfermement, c'est le silence de certaines de mes relations qui me blessent, je les déteste tous.

 

Tu sais je pense qu'ils ne savent pas quoi dire et à la limite il vaut mieux qu'ils se taisent.

 

Je ne leur demande pas de prendre de mes nouvelles, je m'en fous de ça, je ne veux pas de leur compassion, mais qu'ils me parlent, qu'ils me racontent des choses de leur vie, qu'on se fasse des sorties, j'ai pas la peste merde.

Si une chose, l'apparence, je ne ressemble plus à rien, alors comme on vit dans un monde d'apparence, je ne cadre pas bien dans ce moule.

22 marzo

Les blessures laissent toujours des traces

Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et/ou se disputerait avec quelqu'un.

 

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Le premier jour il en planta 37 dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler, et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour: il avait découvert que c'était plus facile de se contrôler que de planter des clous.

 

Finalement, arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et il lui dit que pour ce jour il n'avait planté aucun clou.

 

Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement le garçon put dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière.

 

Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit: "Mon fils, tu t'es bien comporté mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière.

 

Elle ne sera jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là.

 

Tu peux planter un couteau dans un homme et après le lui retirer, mais il restera toujours une blessure.

Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique.

Les amis sont des bijoux rares, ils te font sourire et t'encouragent. Ils sont prêts à t'écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et t'ouvrent leur coeur. Montre à tes amis combien tu les aimes.

 

Quelques lignes pour méditer...

Donne aux gens plus que ce qu'ils attendent et fais-le avec goût.

Lorsque tu dis "je t'aime", dis-le sérieusement.

Lorsque tu dis "je suis désolé", regarde l’autre dans les yeux.

Ne te moque pas des rêves des autres. Tu peux en sortir blessé, mais c'est la seule façon de vivre la vie.

Parles lentement, mais réfléchis rapidement.

Si quelqu'un te pose une question à laquelle tu ne souhaites pas répondre, souris et demandes-lui: « Pourquoi souhaites-tu savoir? »

Rappelle-toi que le plus grand amour et les plus grands succès comportent des risques majeurs.

Quand tu perds, ne perds pas la leçon.

Rappelles-toi les 3 "R":

Respect envers toi-même,

Respect des autres,

Responsabilité de tes actions.

Ne juge pas les autres à travers leurs reproches.

Ne permets pas qu'un petit différend abîme une grande amitié.

Souris lorsque tu réponds au téléphone. Celui qui t'appelle le sentira au son de ta voix.

Rappelles-toi que ne pas obtenir ce que tu veux, quand tu veux, est parfois un coup de chance.

 

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04 marzo

Paradoxe de la vie

Aujourd’hui nos maisons sont plus grosses, mais nos familles plus petites.

Nous avons plus de facilités, mais moins de temps.

Nous avons plus d’éducation, mais moins le sens de la réalité.

Nous avons plus de connaissances, mais moins de jugement.

Nous avons plus d’experts, mais aussi plus de problèmes.

Nous avons plus de médicaments, mais moins de bien-être.

Nous dépensons inconsidérément, nous rions trop peu, nous conduisons trop vite,

Nous nous fâchons trop rapidement, nous veillons trop tard, nous lisons trop peu,

Nous regardons trop la télé, et nous prions trop peu.

Nous multiplions nos possessions, mais réduisons nos valeurs.

Nous parlons trop, nous aimons trop peu et nous mentons trop souvent.

Nous avons appris à vivre, mais nous ne connaissons pas la vie.

Nous avons ajouté des années à notre vie, mais pas de vie à nos années.

Nous avons de plus gros édifices, mais aussi un plus gros ego.

Nous avons des autoroutes plus larges, mais un esprit plus étroit.

Nous dépensons plus, mais possédons moins.

Nous achetons plus, mais nous en jouissons moins.

Nous sommes allées sur la lune, mais nous avons de la difficulté à traverser la rue pour rencontrer nos voisins.

Nous conquérons l’espace infini, mais pas notre espace intérieur.

Nous brisons l’atome, mais pas nos préjugés.

Nous écrivons plus, mais apprenons moins.

Nous planifions plus, mais accomplissons moins.

Nous avons appris à nous hâter, mais pas à attendre.

Nos revenus sont plus élevés, mais notre sens moral est plus bas.

Nous construisons plus d’ordinateurs pour sauvegarder plus d’informations et pour produire plus de copies, mais nous communiquons moins.

Nous aimons la quantité, mais pas la qualité.

Ce sont des temps de “fast food” et de mauvaise digestion.

D’hommes grands au tempérament instable.

Nous avons plus de loisirs, mais moins de plaisir.

Nous avons une nourriture plus diversifiée, mais moins bonne nutrition.

Nous avons deux revenus, mais plus de divorces.

Nous avons de plus belles maisons, mais plus de foyers brisés.

 

Il faut donc, à compter d’aujourd’hui, ne rien garder pour une occasion spéciale, parce que chaque jour est une occasion spéciale.

Recherchons la connaissance, lisons davantage, arrêtons-nous et admirons le paysage sans se préoccuper de soi.

Passons plus de temps avec la famille et les amis, mangeons nos plats favoris et visitons les endroits que nous aimons.

La vie est une suite de moments heureux, pas uniquement une survie.

Retirons de notre vocabulaire des phrases comme « un de ces jours » et « un jour ».

Disons à nos familles et à nos amis comment nous les aimons.

 

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28 enero

La vieillesse

Cher fils...

Le jour où tu trouveras que je suis devenu très vieux, essaie d’avoir un peu de patience envers moi et essaie surtout de me comprendre.

Si je me salis en mangeant… si j’ai de la difficulté à m’habiller… sois patient !  Souviens-toi des heures que j’ai passées à t’apprendre toutes sortes de nouvelles choses quand tu étais juste un petit garçon.

Si je répète la même chose des dizaines de fois, ne m’interromps pas ! 

Écoute-moi !

Quand tu étais petit, tu voulais que je te lise la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.  

Si je ne me lave plus aussi souvent sous la douche, ne me réprimande pas et ne me dis pas que c’est une honte.

Souviens-toi combien de raisons je devais inventer pour te faire prendre un bain quand tu étais petit.

En voyant mon ignorance vis-à-vis les nouvelles technologies, ne te moque pas de moi mais laisse-moi plutôt le temps d’assimiler tout ça et de comprendre.

Je t’ai appris tant de choses… bien manger… bien t’habiller… bien te présenter… comment confronter les problèmes de la vie…

S’il m’arrive à l’occasion de manquer de mémoire ou de ne pouvoir suivre une conversation… laisse-moi le temps nécessaire pour me souvenir… et si je n’y parviens pas, ne deviens pas nerveux et arrogant… car le plus important pour moi, c’est d’être avec toi et de pouvoir te parler.

Si je refuse de manger, ne me force pas ! Je sais très bien quand j’ai faim et quand je n’ai pas faim

Quand mes pauvres jambes ne me permettent plus de me déplacer comme avant…

…tends-moi le bras comme je tenais tes petites mains pour t’apprendre à faire tes premiers pas.

Et quand un jour, je te dirai que je ne veux plus vivre… que je veux mourir… ne te fâche pas…car un jour, tu comprendras aussi à ton tour !

Essaie de comprendre qu’à mon âge, on ne vit plus vraiment. On survit simplement !

Un jour, tu comprendras que malgré toutes mes erreurs, j’ai toujours voulu ce qui était le mieux pour toi et que je te préparais le terrain pour quand tu serais grand.

Tu ne dois pas te sentir triste, malheureux ou incompétent face à ma vieillesse et à mon état. Tu dois rester près de moi, essayer de comprendre ce que je vis, faire de ton mieux comme je l’ai fait à ta naissance.

Aide-moi à marcher… aide-moi à terminer ma vie avec amour et patience. La seule façon qu’il me reste pour t’en remercier, c’est un sourire et beaucoup d’amour pour toi.

Je t’aime… mon fils !