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13 agosto

L'âme du vin

 

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L'âme du vin

 

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "

 

Charles BAUDELAIRE

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11 agosto

Réflexions sur la vie

 

La vie

C'est si long une vie
Mais c'est si court aussi
Tantôt l'on désespère
Quelquefois on espère.

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On croit en tout, en rien
On fait du mal, du bien
On cherche la vérité
Puis l'on veut la cacher.

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On ment ou l'on se trompe
Quelque fois on a honte
On refuse de croire
On refuse de voir.

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Parfois l'on s'abandonne
Rarement l'on se donne
On voudrait tant aimer
Mais on ne sait aimer.

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On voudrait être heureux
Mais l'on est malheureux
Mais le jour où l'on trouve
Le secret de la vie
Ce jour-là on découvre
Que la vie est finie.

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L'on meurt doucement
En poussant un soupir
Comme font les enfants
Avant de s'endormir.

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(Arlette Fevrier-Muzard)

chez maya

  

09 agosto

Fragilité de mon coeur

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Il pleure dans mon cœur - Paul Verlaine

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

 

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

 

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

 

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

 
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07 agosto

Ne jamais s'arrêter de chanter

 

 

La PERSÉVERANCE

 

As-tu déjà observé l’attitude des oiseaux face à l’adversité?

Pendant des jours et des jours ils font leur nid,  recueillant des matériaux parfois ramenés de très loin…

Et lorsqu’ils ont terminé et qu’ils sont prêts à déposer les oeufs, les intempéries ou l’oeuvre de l’être humain ou d’un quelconque animal le détruit et envoie au sol ce qu’ils ont réalisé avec tant d’efforts.

Que fait l’oiseau? Il paralyse et abandonne la tâche? En aucune façon.

Il recommence encore et encore jusqu’à ce que les premiers oeufs apparaissent dans le nid.

Parfois, très souvent, avant que naissent les oisillons, un animal, un enfant, une tempête détruit une fois de plus le nid, mais cette fois avec son précieux contenu…

Cela fait mal de recommencer depuis zéro… même ainsi, l’oiseau ne se tait jamais, ni ne recule, il continue de chanter et de construire, construisant et chantant…

As-tu parfois eu le sentiment que ta vie, ton travail, ta famille ne sont pas ce que tu avais rêvé? As-tu parfois envie de dire “assez”, l’effort ne vaut pas la peine, “C’est trop pour moi” ?

Es-tu fatigué de recommencer, du gaspillage, de la lutte quotidienne, de la confiance trahie, des buts non atteints quand tu étais sur le point d’y arriver?

La vie te frappe ainsi parfois, mais ne te rends jamais, mets ton espoir en avant et fonce. Ne te préoccupe pas si tu reçois une blessure... Il faut s’y attendre. Réunis les morceaux de ton espérance, reconstruis-la et fonce de nouveau.

Peu importe ce qui se passe… Ne faiblis pas, va de l’avant. La vie est un défi constant, mais cela vaut la peine de l’accepter. Et surtout… n’arrête jamais de chanter...

 

(Anomyme) 

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07 mayo

Cueille le temps


 

 

Tu ne peux pas retenir le temps.

Il passe.

Il coule entre tes doigts

Comme l'eau de la fontaine.

Il glisse dans ta main

Comme le sable de la mer.

 

Tu ne peux rattraper le passé.

Il n'est plus.

Il s'en est allé

Comme le couchant d'hier.

Il est disparu

Comme un souvenir perdu.

 

Tu ne peux emprisonner le futur.

Il n'est pas encore.

Il viendra à son heure

Comme le levant de demain.

Il te rejoindra

Comme la vague qui s'approche du rivage.

 

Et il lance ses longues branches

Vers ton futur tout plein

De promesse et d'espérance,

Comme un projet emballant.

Le présent est fait

De ton passé qui n'est plus

Et de ton futur qui n'est pas encore.

 

Prends le temps qui t'est donné

À chaque instant qui passe.

Cueille-le précieusement

Comme l'eau du ruisseau

Qui t'est toujours disponible.

 

Ne gaspille pas ton temps,

Ne passe pas ton temps

À courir après le temps.

Prends ton temps.

Ne dis pas: je n'ai pas le temps.

Dis plutôt: j'ai tout mon temps.

 

Ne sois pas avare de ton temps.

Donne de ton temps aux autres

Ne cours pas tout le temps,

Prends ton temps.

Et laisse au temps

le temps de faire son temps.

 

Alors, tu gagneras du temps.

Et tu découvriras que c'est beau et bon le temps,

 

 

 

"Cueille le temps" de Jules Beaulac

 





 

 

 
25 marzo

Vieillir ensemble

Quand Deux Coeurs En S'Aimant Ont Doucement Vieilli

Quand Deux Coeurs En s'Aimant Ont Doucement Vieilli
Oh ! Quel Bonheur Profond, Intime, Recueilli !
Amour ! Hymen d'En Haut ! Ô Pur Lien Des Âmes !
Il Garde Ses Rayons Même En Perdant Ses Flammes.
Ces Deux Coeurs Qu'Il A Pris Jadis n'En Font Plus qu'Un.
Il Fait, Des Souvenirs De Leur Passé Commun,
L'Impossibilité De Vivre l'Un Sans l'Autre.
- Chérie, N'Est-Ce Pas ? Cette Vie Est La Nôtre !
Il A La Paix Du Soir Avec l'Eclat Du Jour,
Et Devient l'Amitié Tout En Restant l'Amour !

Victor HUGO

 

04 marzo

Bonheur et malheur, c'est la vie.....

 

Réussir sa vie,  c’est
Ne pas regretter le passé,
Être content du présent
Et ne pas avoir peur de l'avenir.

La vie est faite de moments de bonheur,
Qu’on ne peut oublier,
Et de malheurs qu'on ne peut ignorer.

Ce texte m'a été offert par mes nouveaux amis canadiens.

 

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24 febrero

Tout donner, partager.......Recevoir, accueillir

Alors la paix viendra

 

Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme,
Si tu crois à la puissance d'une main offerte,
Si tu sais regarder l'autre avec un brin d'amour,
Si tu sais préférer l'espérance au soupçon,
Si tu estimes que c'est à toi de faire le premier pas,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si pour toi l'étranger est un frère qui t'est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu peux accepter qu'un autre te rende service,
Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton coeur,
Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre de ton temps et lui garder le sourire,
Si tu sais accueillir un avis différent que le tien,
Si pour toi l'autre est d'abord un frère,
Si tu crois que la PAIX est possible
Alors viendra la paix !

 

Pierre Quilbert

 

18 enero

Le voyage des sentiments

 

Mon amie Muriel m’a offert un poème, accompagné de ces quelques mots :

« Je trouve que ce poème te ressemble,

alors je te l'offre avec mon affection et ma tendresse. »

Je te remercie ma douce amie. Allez lui rendre visite : http://tunisie31.spaces.live.com/

LE VOYAGE DES SENTIMENTS

J'ai mis mes sentiments sur un immense bateau.
Je l'ai laissé partir au gré du vent.
Il est parti à la recherche des autres continents.
Sur l'océan de mes désirs.

Mon immense bateau,
Est devenu un minuscule radeau.
Tellement, il est petit,
Tellement, il est fragile au temps.

Lors de la tempête,
Tout se mêle dans ma tête.
Les vagues de mes désirs frappent mon navire,
Faisant tout pour que je chavire.

Mais je m'accroche, je suis si proche,
Encore quelques temps avant que la tempête s'achève.
Le ciel de mes tourments devient plus clément,
Me laissant deviner un avenir plus charmant.

Quand mes tourments sont partis
Quand le ciel tourmenté fait place à un ciel azur.
Alors, je sais que mes sentiments,
Ont repris leur place sur mon navire.

Que le flot de mes désirs
Coule et suit le cours de mes idéaux.
Que l'équilibre est revenu à nouveau
Que la tristesse et l'amertume font place au plaisir.

Souvent, mon navire s'est échoué,
Souvent poussé par la tempête, il s'est brisé sur les rochers
Faisant éclater les sanglots dans mon coeur,
Faisant briser mes rêves, mes illusions,
Mais jamais mes passions n'ont été aussi touchées.

Quand la joie monte sur mon navire,
C'est comme une croisière, tout va bien, tous s'amusent.
Alors, il ne suffit que de prendre quelques moments de joie ici et là,
Et de les faire monter avec moi.

J'amène toujours la passion, la compassion, la compréhension,
Il les faut pour mettre les sentiments à leur place.
Pour faire passer le rêve à la réalité,
Pour ne pas que la vie nous étouffe, nous brise...

Comme mon navire,
Qui vogue toujours sur l'océan de mes désirs.

 

20 diciembre

Rêve d'amour

 

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait
la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Paul Verlaine

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04 noviembre

Rencontres

Grand Corps Malade - Rencontres

 

C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie
Evidemment j'étais pas tout seul, j'avais envie d'faire connaissance
Y'avait un tas d'personnes et personne marchait dans l'même sens
Alors j'continuais tout droit mais un doute s'est installé
Je savais pas c'que j'foutais là, encore moins où j'devais aller
Mais en ch'min au fil du temps j'ai fait des sacrées rencontres
Des trucs impressionnants, faut absolument qu'j'vous raconte
Ces personnages que j'ai croisé c'est pas vraiment des êtres humains
Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main
Tout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocence
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience
On a marché un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cru
J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparue
Un moment sur mon ch'min, j'ai rencontré le sport
Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d'qui tu d'viens fort
Pour des raisons techniques on a du s'quitter c'était dur
Mais finalement c'est bien comme ça, puis l'sport ça donne des courbatures
J'ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
Elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux
J'lui ai dit j't'ai d'jà croisée et franchement tu vaux pas l'coup
On m'a parlé d'toi à l'école et t'avais l'air vraiment relou
Mais la poésie a insisté et m'a rattrapé sous d'autres formes
J'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normes
J'lui ai d'mandé tu penses qu'on peux vivre ensemble ? J'crois qu'j'suis accroc
Elle m'a dit t'inquiètes le monde appartient à ceux qui rêvent trop
Puis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saoulé
On a discuté vite fait mais rapidement je l'ai r'foulée
Elle a plein d'certitudes sous ses grands airs plein d'tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversations
Un moment sur ma route j'ai rencontré l'amour
J'lui ai dit tient tu tombes bien, j'veux t'parler d'puis toujours
Dans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nul
Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu'tu r'travaille ta formule
L'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que j'fais mon taff
Alors tu m'parles sur un autre ton si tu veux pas t'manger des baffes
Moi j'veux bien être gentille mais faut qu'chacun y mette du sien
Les humains n'font aucun effort et moi j'suis pas un magicien
On s'est embrouillé un p'tit moment et c'est là qu'j'me suis rendu compte
Que l'amour était sympa mais que quand même il s'la raconte
Puis il m'a dit qu'il d'vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
Que ce soir il d'vait diner chez sa d'mi-soeur : la haine
Avant d'partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujours
Puis s'est éloigné sans s'retourner, c'était mes derniers mots d'amour
J'suis content d'l'avoir connu, ça j'l'ai bien réalisé
Et je sais qu'un d'ces quatre on s'ra amené à s'recroiser
Un peu plus tsard sur mon ch'min j'ai rencontré la tendresse
Ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse
Un peu plus tard sur mon ch'min j'ai rencontré la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie
Assez tôt sur mon parcours j'avais rencontré l'amitié
Et jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine
J'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune piste
Je sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existe
J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup d'joie
C'est parfois une question d'chance, souvent une histoire de choix
J'suis pas au bout d'mes surprises, là d'sus y'a aucun doute
Et tous les jours je continue d'apprendre les codes de ma route

C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.

 

Ce texte est pour moi extraordinaire, d'une richesse inouie, des mots remplis d'émotion, bravo Fabien Marsaud

30 octubre

Je ne t'aime plus

 

On s'est regardé, on s'est parlé, on s'est aimé,
C'est là que pour nous tout a commencé.
Elle l'a regardé, elle l'a allumé, il lui a cédé,
C'est là que pour nous, tout s'est terminé.
Dis-lui que je ne l'aime plus,
Dis-lui que je n'ai plus envie de la voir,
Dis-lui que je n'ai plus envie de lui parler,
Dis-lui qu'elle ne me manque pas.
Mais surtout ne lui dit pas,
Que je pleure en te disant ça...
 

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06 octubre

Du bon en nous tous

LE POT FÊLÉ

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait, appuyée derrière son cou.


Un des pots était fêlé, alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.


Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.


Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.


Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau.  
« J'ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »

La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.


Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »


Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes, chacun a quelque chose de bon en soi....

Donc, à tous mes amis fêlés, passez une superbe journée et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin ! 

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29 agosto

Ne grandissez pas trop vite

A une jeune fille

 

Vous qui ne savez pas combien l'enfance est belle,
Enfant ! N’enviez point notre âge de douleurs,
Où le coeur tour à tour est esclave et rebelle,
Où le rire est souvent plus triste que vos pleurs.

Votre âge insouciant est si doux qu'on l'oublie !
Il passe, comme un souffle au vaste champ des airs,
Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie,
Comme un alcyon sur les mers.

Oh ! Ne vous hâtez point de mûrir vos pensées !
Jouissez du matin, jouissez du printemps ;
Vos heures sont des fleurs l'une à l'autre enlacées ;
Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.

Laissez venir les ans ! Le destin vous dévoue,
Comme nous, aux regrets, à la fausse amitié,
A ces maux sans espoir que l'orgueil désavoue,
A ces plaisirs qui font pitié.

Riez pourtant ! Du sort ignorez la puissance
Riez ! N’attristez pas votre front gracieux,
Votre oeil d'azur, miroir de paix et d'innocence,
Qui révèle votre âme et réfléchit les cieux !

 

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Odes et ballades)

 

27 julio

Triste et Vagabonde

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  MOESTA ET ERRABUNDA, (Triste et Vagabonde)

 

Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe!

La mer, la vaste mer, console nos labeurs!
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs!

Emporte-moi, wagon! enlève-moi, frégate!
Loin! loin! ici la boue est faite de nos pleurs!
- Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie!
Comme vous êtes loin, paradis parfumé!

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant, derrière les collines,
Avec les brocs (le vins, le soir, dans les bosquets,
Mais le vert paradis des Amours enfantines,

L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?

 

Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal)

 

Les morts ont de grandes douleurs

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La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse

 

 

La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.

Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil, je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son oeil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?

 

Charles Baudelaire (Recueil : Les fleurs du mal)

 

Enivrez-vous

 ENIVREZ-VOUS

 

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Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

Charles Baudelaire (Les petits poèmes en prose)

 

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21 mayo

Des émotions, des mots, du talent

J’ai découvert il y a quelques temps de la poésie d’un genre nouveau (enfin, nouveau pour moi !) : le slam.

C’est koi, vous me direz ?

Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade le définit ainsi :

« le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l'envie de jouer avec des mots.

Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage. »

Il écrit dans un de ses textes extrait de « Attentat verbal » :

……« Le plaisir de capter des regards un peu destabilisés

Qui se disent ceux-là, ils ont pas peur de se ridiculiser

Le plaisir de capter des regards parfois remplis d’émotion

Dans ces cas là, on sait qu’on a passé le test avec mention »…..

 

Voici un de ses textes que j'ai envie de vous faire partager.

 

Vu de ma fenêtre

 

Vu de ma fenêtre, y'a que des bâtiments

Si j'te disais que je vois de la verdure, tu saurais que je mens

Et puis pour voir un bout de ciel, faut se pencher franchement

Vu de ma fenêtre, y'a des petits qui font du skate, ça fait un bruit, t'as mal à la tête

Et puis y'a des gars en bas qui galèrent

Ils sont là, ils font rien, ils prennent l'air

Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver

 

Vu de ma fenêtre, y'a vachement de passage, de Carrefour à la mairie je vois des gens de tout âge

Du métro à la boulangerie, je vois toutes sortes de visages

Et puis en face bien sûr, y'a Vidéo-Futur, toute la nuit, les mecs s'arrêtent devant en voiture

Franchement le patron, il doit être blindé

Moi aussi quand je serai grand, je veux vendre et louer des DVD

Je suis aux premières loges pour les arrachages de portables, j'ai une vue très stratégique

Si j'étais une poukave, je louerais mon appart comme planque aux flics

Vu de ma fenêtre, y'a le café de France, juste en bas, à deux pas

Il est tenu par des Rebeus, j'te jure, ça s'invente pas

Y'a des meufs bien coiffées qui viennent prendre un café,

Y'a des petits couples sereins qui viennent boire un coup avant d'en tirer un

Et y'a des gentils poivrots qui viennent oublier leurs galères dans la bière

Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver

 

Aux beaux jours, ils mettent même des tables en terrasse

Vu de ma fenêtre, y'a plein de monde au soleil c'est ma classe

Et comme je vois tout, de ma planque, comme un keuf

Mes potes m'appellent avant de venir pour savoir s'il y a de la meuf

Vu de ma fenêtre, celui que je vois le plus souvent c'est Ludo

Il est gentil mais quand tu le croises c'est pas forcément un cadeau

Si tu le supportes pendant une heure, j'te jure t'es costaud

C'est le mec qu'on appelle la cerise sur le ghetto

Vu de ma fenêtre, c'est pas de la télé-réalité, ni un sitcom d'AB Production

Et je vois pas mal de gens qui triment et voient la vie comme une sanction

Et même si face à la galère, ils préfèrent se taire, ils mettent pas de genoux à terre et le poing en l'air ils restent fiers

Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver

 

Parce que oui, vu de ma fenêtre, je vois pas mal d'espoir

Quand je vois le petit blond jouer au foot avec le petit noir

Quand je vois des gens qui se bougent, quand je vois des gens qui se mettent des coups de pied au cul,

Pour sortir de la zone rouge, et pour que la vie vaille le coup d'être vécue

Quand je vois ces deux hommes qui boivent un coup en riant, alors qu'ils sont soi-disant différents,

Parce que l »un dit « Shalom » et l'autre dit « Salam » mais putain ils se serrent la main, c'est ça l'âme de mon slam

Je prends ça comme un bon signe, c'est peut-être un espoir infime

Mais je te jure que je l'ai vu, c'est pas pour la rime

Bon c'est vrai que vu de ma fenêtre, je vois aussi la galère, la misère, les suicidaires, et les retours au pays en charter

Mais je suis un putain de rêveur, un grand optimiste, c'est une philosophie qui me suit,

Alors je me dis que ça peut s'arranger. J'espère donc je suis.

Vu de ma fenêtre, y'a que des bâtiments

Si j'te disais que je vois de la verdure, tu saurais que je mens

Et puis pour voir un bout de ciel, faut se pencher franchement

Mais vas-y viens chez moi, on regardera par la fenêtre.

Tu comprendras pourquoi je rigole, pourquoi je crains, pourquoi je rêve, pourquoi j'espère

Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver

 

Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade

 

 

10 mayo

Discussion sur J'ai appris...

 

Sources :  http://spaces.msn.com/Lilidu73/

 

J'AI APPRIS

J'ai appris qu'il n'était pas toujours suffisant de pardonner aux autres,
il faut apprendre à se pardonner soi-même.

J'ai appris qu'il ne faut pas être trop persistant à connaître un secret,
le savoir peut changer notre vie pour toujours.

J'ai appris que les diplômes affichés au mur
ne font pas nécessairement de nous des humains décents.

J'ai appris qu'il est très difficile d'être gentil pour ne pas blesser les sentiments d'autrui
tout en restant ferme pour ce que l'on croit.

J'ai appris que l'on ne peut pas forcer quelqu'un à nous aimer,
tout ce que l'on peut faire, c'est d'être quelqu'un qui peut être aimé.

J'ai appris que l'on continuait d'avancer même après avoir pensé
qu'il nous était impossible de le faire.

J'ai appris que l'on pouvait faire une petite chose en un court instant
et que celle-ci pouvait nous donner des maux de tête pour la vie.

Au seuil de ma mort,
j'ai appris que la vie valait la peine d'être vécue.

(Auteur inconnu)

12 abril

Partager son existence

Ce texte m'est offert par Kathy, une femme courageuse, qui a aussi besoin de nos bras et nos épaules pour l'aider à gravir la montagne.

Je te cite Kathy car je suis touchée de ton intention, par tes mots de réconfort qui ne manquent pas.

 

"Ne baisse pas les bras !!! Nous sommes avec toi.... Puise ta force en nous, vas-y ! Nous ne te lacherons pas ! Certes, la route est longue et pénible... Aucune occasion ne manque pour laisser tomber tes bagages !!! Mais non..... Continues encore et encore... Je te dédie ce texte" 

 

 

Cheminer Longtemps,
 

Tenacement, Assidûment, Patiemment,

Sur Tant de Chemins,

Par Tant d'Errances...

Pour Oser Enfin Ouvrir Mes Yeux,

Sur Mon Passé, Sur Mon Histoire,

Sur Toutes Les Histoires Que Je Me Suis

Inventées Pour Survivre Et

Dont Certaines Sont Devenues Vraies.

Pour Retrouver Une Bouche Et Parler,

Pour Sortir du Silence-Plaie Et

Ouvrir Le Silence-Blessure,

Pour Accueillir Des Mots à Moi et

Articuler Sans Ruminer,

Sans Cracher, Sans Proférer, Sans Vomir...

Une Bouche à Témoin

Pour Oser Appeler et Crier et

M'Entendre Pleurer et Rire.

Oh Oui, Rire de Toutes Mes Peurs,

De Toutes Mes Souffrances Vaines.

Rire de Mes Pièges, de Mes Interdits.

Caresser Mes Désirs Horizons.

Laisser Naître Enfin Une Bouche à Paroles

Pour ne Plus m'Enfermer dans

La Solitude de Mon Existence

Pour Oser Enfin la Partager...

 

J. Salomé

 

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